Un typhon au temple Senyuji

Lundi 26 octobre  Le vent est fort, le typhon Champi après avoir causé de forts dégâts à Taïwan, longe les côtes du Japon. Il a perdu de sa puissance devient tempête tropicale mais entraîne fortes pluies et vents sur le sud du Japon.  Les cloisons vitrées du temple Senyuji où nous avons passé la nuit tremblent.  À 5 h j’observe la pluie À 6h la cérémonie commence. La fumée d’encens s’élève lentement devant la silhouette du moine qui officie devant nous. Vêtu de jaune et de violet avec des socques blanches, il récite ses sutras d’une voix moyenne sous les ors du temple principal le hondo.  Une femme de l’assistance, nous sommes 5, se lève à sa demande et dépose des miettes de bois de santal sur la braise.  Sur la gauche de l’autel, un emplacement est dédié aux offrandes. On y trouve souvent de la nourriture. Ici on voit le grand portrait d’une femme. Depuis hier soir à notre arrivée je m interroge sur ce visage. Nous apprendrons plus tard qu’il s’agit de son épouse décédée.  Au fond une statue du bodhisattva Avalokiteśvara aux mille bras incarne la grande compassion, éclairée par deux grands cierges. À tour de rôle nous sommes invités à déposer un peu d’encens sur le charbon  incandescent.  Après ses rituels le moine nous demande d’où nous venons. Il a installé un globe terrestre à côté de lui. Deux japonaises de Nara une d’Osaka un couple d’Allemand m’accompagnent. Le moine parle longuement de la paix dans le monde qui est mise à mal par les dirigeants actuels, il cite Trump Poutine et Netanyahu, évoque le pèlerinage de Compostel qu’il a fait deux fois, invite les Japonais à le faire… les hommes sont les mêmes partout quelque soit la religions, il appelle à la paix… il y en a besoin. Étonnant personnage que ce moine de 77 ans, souriant, affable, accueillant bien sûr. Il est également agriculteur, sculpteur, maître de karaté. Il regrette de ne pas parler de langue étrangère. Nous parle de sa femme disparu, de ses enfants et petits enfants qui ont appris des langues, anglais et français. C’est sa femme qui a posé pour la sculpture de bronze dans l’escalier du temple. J’avais été surpris par ce nu dans un temple.  La grande salle du bâtiment où nous longeons avec son parquet de bois est aussi une salle de karaté.  D’ici là vue sur la ville d’Imabari est belle lorsque le ciel est dégagé. Ce matin la brume est épaisse sur les hauteurs, à 250 mètres au dessus de la mer. On ne voit rien. Après 7 jours continus de marche et 140 km nous apprécions cette pause forcée.  Flo a trouvé un piano dans la grande salle du shukubo ( hébergement du temple) et une partition des gymnopedies d’Erik Satie. Nous partirons en fin de matinée si le temps se calme un peu. Nous avons le logement du temple pour nous et l’autorisation de rester toute la matinée. Dehors rafales de vent et pluie  

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Une église au milieu des temples/ craquer pour une pizza

Dimanche 25 octobre  Nous croisons nous croisons un père, la quarantaine et son fils d’une dizaine d’année. Ils promènent leurs deux petits chiens, qui viennent renifler nos mains et se laissent caresser. Je demande au père si c’est une journée de repos pour lui, il me dit que non, il travaille, il a un atelier de peinture de voitures. Il promène les chiens avant d’aller travailler et son fils part jouer au basket. Il me demande si nous sommes pèlerins, il nous salue. Cela se console peut être un peu. La fatigue se lit sur son visage malgré sa jeunesse.  Aujourd’hui anniversaire de Matthieu, notre fils aîné a 30 ans. il y a 30 ans, c’était aussi la pleine lune, il donnerait des petits coups de pieds dans le ventre de sa mère, il était pressé de venir au monde. Quelques jours plus tôt nous étions aller écouter un opéra …  Pour éviter d’arriver de nuit après une longue journée de marche comme hier nous sommes partis à 7h30 ce matin. Levé à 6h petit déjeuner et départ. Les sacs sont assez vite faits. Faute de mieux nous avons dormi dans ce que les Japonais appellent un business Hotel. j’avais une certaine réticence à l’idée, mais c’est un endroit absolument accueillant, construit dans les années 80, un peu vieillot,  pas super propre, mais tenu par deux dames absolument adorables, une mère et sa fille d’une gentillesse inouïe. à peine arrivés de nuit avec nos lampes frontales elles sont venues à notre rencontre. Elles s’inquiétaient de notre venue tardive dans la nuit.  Elles ont ensuite réservé pour nous une nuit dans le temple 58 elles se sont occupés de nous avec beaucoup d’attention alors qu’elles étaient en train de servir le repas.  Elles ont également appelé la propriétaire de l’auberge où nous avons dormi la veille pour la rassurer. J’avais oublié 16 000 ¥ en espèces dans la chambre. Cette dernière la fait l’aller retour en voiture pour les apporter au business hôtel. Au programme d’aujourd’hui 5 temples 20 km environ  Après le petit déjeuner copieux nous marchons d’un bon pas et enchaînons les kilomètres.  Traversons des villages de maisons anciennes en parties abandonnées  Une maison dès qu’elle a perdu ses occupants, cela se voit. Le premier signe est la présence de fleurs et d’herbes qui librement exultent dans l’espace laissé libre. Un foisonnement végétal envahit les cours et rapidement couvre les murs jusqu’au toit. Après deux heures de marche le long des rizières et des forêts ou à travers des villages nous arrivons dans la ville d’Imabari. Une boutique éphémère bradé des articles d’artisanat décoratif. Tout est magnifique. Nous aurions bien acheté des paravents et toute sortes d’objets à offrir mais ils ne sont pas en mesure de nous les expédier. Nous achetons 4 poissons que l’ont fait flotter dans le vent pour remplacer les nôtres déchirés par le mistral… Un pour chaque enfant.  Flo après une semaine de nourriture japonaise se laisse tenter par une pizza. Arrêt dans une…

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à l’aéroport de Marseille 

15 octobre  Joie de reprendre le chemin du voyage après une courte nuit ; à 2h30 je n’arrivais plus à dormir. À 3h30 j’étais debout. Suis parti de la maison à 4h30 en taxi. Cela m’a coûté 100€ J’ai longuement discuté avec le chauffeur. Il m’a raconté sa vie.  Diplômé en droit il a enchaîné les petits boulots en cdd pendant des années puis a travaillé dans la banque, cela ne lui plaisait pas. Il a été d’abord embauché à la société générale puis débauché par une banque concurrente. Il était mieux payé mais la culture du chiffre ne lui convenait pas. Il s’ennuyait rechignait à la tâche. Il a été licencié après une dépression et un arrêt maladie et s’est installé comme taxi. Marié avec deux enfants il travaille dur comme taxi ne compte pas ses heures et apprécié la liberté tout en regrettant avec le recul le confort et les avantages d’une vie de salariés. Chaque année ils partent voyager à l’étranger avec leurs enfants. En 30 minutes une vie se dévoile.  L’avion vient de décoller pour Amsterdam, nous survolons les habitations dans la nuit, les files de voitures, blanc et rouge, dessinent des boucles, se croisent … j’ai l’impression de voir le cheminement de fourmis qui avancent et creusent un sillon dans le sable.  Mouvement dérisoire des humains qui à 6h30 sont déjà en route pour se rendre au travail. Le trafic est déjà dense sur Marseille. 6h30 à peine, des milliers de voiture se mettent déjà en mouvement pour traverser la ville et ses encombrements titanesques. Les grands sites industriels commencent à 7 heures le matin. Nous survolons l’étang de Berre. Des brumes et des nuages masquent une partie des constructions industrielles.  Quelque part à l’horizon, dans l’anthracite du ciel encore plombé, une trace colorée indique un sentiment de l’aube. Réguliers, fluides en mouvement, les véhicules quittent les maisons, prennent place sur les autoroutes et les voies rapides pour gagner les lieux de travail.  Les grandes cités ressemblent à une fournaise, en dessous, en combustion les éclairages publics les lampes au  sodium orange au saumon dispersent et diffusent une lumière de braise dans la ville puis vient la grande solitude de l’étang : en dessous un miroitement confus à la surface des eaux. Escale à Amsterdam, tour de contrôle dessinée dans la lumière du levant, tout autour les immenses pelouses. traces des véhicules de tonte. Je cherche les terriers de lapins comme à Roissy-Charles-de-Gaulle. Ici le flux des voitures semble discontinu. De jour la perception des véhicules est différente, plus naturelle.  ils vont vite,  passent sur l’autoroute sous l’avion. Un avion au-dessus des voitures, je n’avais jamais vu ça… des immeubles des immeubles et des immeubles voici les Pays-Bas. Les canaux sont toujours là pour évacuer le trop plein d’humidité vers la mer.   Une fine humidité du levant flotte littéralement au-dessus des pistes d’atterrissage. Pourquoi ne dit-on pas piste de décollage?  ici partout des coques bleues sur le dessus blanc sur le dessus:  un parking…

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4 ° Rencontres littéraires Poésie en bauges

Les 4ème rencontres de poésie en Bauges se sont tenues du 16 au 19 septembre à Aillon-le-Jeune. Au programme séjour dans un gîte près de la chapelle, marches dans le village sur le sentier des étoiles et une halte au bord du nant d’Aillon. Et bien sûr la gastronomie locale avec les légumes du potager et les produits de la ferme et de la fromagerie. Randonnée, gastronomie et écriture réunies dans un cadre d’exception. Durant 2 journées nous avons pu parcourir les salles de l’exposition « Germination » dans le musée de la Chartreuse d’Aillon pour une mémorable résidence d’écriture. Dans le silence du musée les œuvres nous ont livré quelques-uns de leurs mystères et de leurs secrets. Un grand merci à toute l’équipe de la Chartreuse pour son accueil, et particulièrement à Michèle et Jérôme Salord pour avoir rendu possibles ces moments un peu hors du temps. Après le temps d’écriture vient le temps de partage avec le public. Le vendredi 18 septembre en soirée dans le musée de la Chartreuse d’Aillon les auteurs présents pour ces rencontres ont lu les textes écrits en résidence, inspirés par les œuvres de l’exposition devant un public nombreux venu du village d’Aillon-le-Jeune, de Chambéry et d’autres communes de Savoie. Un grand merci aux auteurs qui se sont déplacés et qui ont participé à l’aventure, Isabelle Alentour, Emmanuelle Sarrouy, Claudine Baissière, Sabine Rimaud, Claudine et Marc Ross. Merci à la Chartreuse d'Aillon-le-Jeune

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Les Rencontres de Poésie en Bauges

Vendredi 18 Septembre Dès 18h Pour cette quatrième édition des Rencontres de poésie en Bauges, la Chartreuse d’Aillon accueille des poètes provençaux en résidence d’écriture, venus s’imprégner du lieu, de son histoire, du territoire des Bauges et de l’exposition d’art contemporain Germinations. Au fil de leur résidence, les poètes écriront autour de ce thème, nourris par leur rencontre avec les œuvres, la Chartreuse et son environnement. Au programme :Dès 18h, venez découvrir l’exposition Germinations.Puis, à 19h30, lecture de textes notamment ceux écrits pendant la résidence, au cœur de la Chartreuse d’Aillon. L’événement se déroulera en intérieur ou en extérieur selon la météo. Une soirée à la croisée de la poésie, de l’art contemporain et du territoire, pour découvrir les œuvres avec un nouvel oeil et entendre les mots nés de cette immersion dans le lieu.  Avec la participation de :Isabelle Alentour,Claudine Baissière,Henri Perrier-Gustin,Sabine Rimaud,Marc et Claudine Ross,Emmanuelle Sarrouy.

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La badiane et la soie lecture à la boutique Hic et Hoc de la Ciotat

Quelques images de la lecture à la Ciotat vendredi 29 mai à la boutique Hic et Hoc. Un grand merci à Valérie et toute l'équipe de la boutique pour son accueil et aux personnes venues écouter les récits de voyage de la badiane et la soie. ce fut un plaisir de rouvrir ces carnets et d'inviter les personnes du public à choisir les villes qu'ils voulaient entendre conter. Ce fut une lecture interactive qui m'a fait faire un nouveau voyage dans ces lieux parcourus il y a 30 ans. Moment de partage sympathique qui s'est terminé autour d'un repas convivial merci à @lionelfourneaux pour ses photos

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Soirée les Merveillant.e.s au Bunker des Calanques à Marseille le 17 mai 2026

Quelques images de la 1ere éditions des Merveillant.e.s au Bunker des Calanques Une journée et une nuit de poésie de chant et de slam, face à la mer, face au monde. De 14h à minuit, cinq groupes se sont succédés par créneaux de deux heures pour partager textes, chants et slams autour des enjeux de la Méditerranée : environnementaux, humains, politiques, un temps partagé et citoyen. Nous étions présents de 20h à 22h avec @isabellealentour@mireilleboissel@laure_samama et @clr_bastierUn immense merci au @lebunkerdescalanques, pour l'organisation et son invitation et à l’accueil si généreux de @caroline_pelletti_victor et @victorjeanchristophe.Merci aux amis venus nous écouter dans ce lieu magique au bout du monde et à @lionelfourneaux pour ses photographies Soirée les Merveillant.e.s au Bunker des Calanques à Marseille le 17 mai 2026. Avec Isabelle Alentour, Claire Bastier Henri Perrier Gustin, Laure Samama, Mireille Boissel...

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Prendre l’air à Istanbul

samedi 25 avril.  Sommes arrivés hier par le bus d’Ephese puis avons pris le bus et le tram  jusqu’à Sultan Amhet. Dans l’empressement j’ai oublié ma veste dans le bus. Avec l’aide d’Ozkan l’hôtelier d’Ephèse j’ai réussi à la localiser. Je dois aller la récupérer ce matin à la gare centrale. Au guichet de la compagnie le personnel me disait avoir appelé le bus et n’avoir rien trouvé. Son intervention a permis de faire bouger les choses.  A une heure en métro. Depuis le toit-terrasse de l’hôtel nous savourons un petit déjeuner au soleil.  Sur le Bosphore, une brume gris rose nous cache la partie asiatique de la ville. L’effet et des plus esthétiques et très photogénique. Istanbul asiatique de l’autre côté du Bosphore Fret maritime Il y a trois jours des drones Ukrainiens ont bombardé des réservoirs d’hydrocarbures dans un port russe de la mer noire dégageant un imposant nuage de fumée. Quand on pense que c’est probablement cette pollution qui arrive tout droit de la mer noire ce n’est pas rassurant. Tout cela est bien déplorable. Une odeur d’essence et de pollution nous environne. Ce n’est peut-être pas le meilleur moment pour prendre l’air à Istanbul.  Nous voyons plusieurs dauphins qui sautent joyeusement entre la mer de Marmara et le Bosphore. Le coin doit être poissonneux.  Le quartier est assez tranquille. Rien à voir avec l’agitation du mois d’août dernier. Nous sommes en avril istanbul se prépare à une nouvelle saison touristique, beaucoup d’hôtels sont encore en rénovation, on termine avant le grand rush estival. J’apprécie toujours aussi peu d’être systématiquement interpellé par les rabatteurs des restaurants. Il faut faire avec ici. La concurrence est et rude.  Redvan, le patron de l’hôtel que j’ai appelé il y a trois jours nous a fait un tarif avantageux et réservé une des grandes chambres, c’est une façon de finir en douceur ce voyage.  Près de l’arrêt du tram je repère une ancienne pâtisserie traditionnelle. Dans une vitrine des crèmes de toute sortes sont disposées dans des barquettes transparentes. Appétissantes il faut un sacré estomac Crèmes aromatisées Pâtisserie décorée de safran Nous allons récupérer ma veste au terminal de bus. Les déplacements sont assez simples dans Istanbul. Dans le métro nous croisons un famille grecque qui rentre en bus à Salonique. 6 heures de trajet. Nous discutons avec eux cela nous donne des idées de voyage en faisant une halte à Erdine à la frontière. Au guichet de la compagnie de bus on nous renvoie encore vers un numéro d’objet trouvé. J’insiste. Un des employés finit par me restituer ma veste. Je mets cela sur le compte de la capitale où la foule immense laisse moins de place au service. C’est un peu chacun pour soi ici.  Plan du métro J’aimerais me poser écrire et et lire. Flo veut visiter la ville. Nous partons visiter la place Taksin. Large et sans aucun intérêt architectural. Le monument qui célèbre Ataturk est ceinturé de barrières et inaccessible.  Deux parents âgées marchent avec leur…

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Entre Selçuk ( Ephèse ) et Istanbul 

Vendredi 24 avril Au-dessus des champs d’oliviers et de pêchers la brume inerte fait bouffer ses volutes cotonneux. Nous avons pris le bus à 7h30 à l’otogar de Selçuk. Le patron de notre hôtel sympathique, encore à demi éveillé a tenu parole et nous a conduit jusqu’à l’otogar située hors de la ville.  J’ai des scrupules à l’avoir fait lever un lendemain de fête. Nous aurions pu marcher les quelques kilomètres.  Huit heures de bus en perspective. Pour rien au monde j’aurais pris un vol intérieur. Ce serait passer à côté tant de choses. Je reste le plus possible le nez collé à la fenêtre pour voir et emmagasiner des images. La nature a été faite pour qu’on puisse l’admirer. Tous ces paysages façonnés par le temps, les mouvements de la terre, l’écoulement des eaux, les souffles du vent.  La chaleur du soleil la couvre de végétations, d’éclats émeraudes des blés, des hautes hampes de fenouil qui tachent de jaune le vert tendre des prés. Le vert éclatant des campagnes Plantations d’Olivier en avril Les herbes sont hautes, vertes encore, il a tant plu avant notre arrivée! Par endroits de grandes flaques persistent.  La nature est d’un vert incroyable sur de grandes distance : sur la voie rapide nous longeons un champ de blé qui s’étire sur au moins deux kilomètres, puis des abricotiers, des pêchers.  La richesse de l’Anatolie agricole Paysage sur la route Il y a près de 10 000 un des premiers villages connus constitué autour du mode de vie sédentaire agricole est en Anatolie à Çiatal höyük dans la province actuelle  de Konya. Plus de 5000 personnes y vivaient.  Nous traversons une zone marécageuse peuplée de flamants roses avec les chevaux camarguais en moins. Dans la plaine à l’horizon  derrière les sentinelles de mûriers disposés à la lisière des champs on distingue la brume opaque et polluée d’une ville nouvelle. Au dessus  les sommets des montagnes dont les sommets retiennent quelques paquets de nuages.  Dans les blés hauts, quelques réminiscences de colza en fleurs, semi de l’an passé. Au bord de la route hêtres pins érables acacias. Des  champs fraîchement labourés attendent les semis de printemps. 85 millions d’habitants à nourrir et loger.  à Selçuk, des dizaines de nouveaux immeubles sortent de terre sur des terrains en pente dont le sol semble à peine stabilisé. Qui achètera tous ses appartements visiblement vides? Chantier immobilier en construction Le secteur du logement est en crise : de vastes programmes lancés il y a plusieurs années ont vu les coups de construction s’envoler avec la dévaluation de la livre turque. En face le resserrement du Credit, la remontée des taux d’intérêt limitent les capacités d’achat des classes moyennes. Les programmes de standing ne se vendent pas bien. Comme nous l’expliquait l’ancien agent immobilier reconverti en guide, les gens ne peuvent acheter et sont contraints de louer. Les prix des loyers flambent notamment à Istanbul. Les promoteurs doivent se retrouver avec des stocks d’appartements invendus sur les bras.  Depuis les…

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Une fête nationale en Turquie

Jeudi 23 avril. Aujourd’hui jour de repos. Il pleut cela tombe bien. Nous organisons le bus de retour : départ demain 7h30 vers Istanbul et mettons de l’ordre dans nos notes de voyages, et nous adonnons à une activité favorite. La lecture. Flo est plongée dans une anthologie des auteurs antiques. Je me délecte des récits de voyage des ambassadeurs du moyen âge en Asie centrale et en Mongolie. En fin de matinée nous sortons nous dégourdir les jambes  Je dois aller à la poste pour acheter des timbres ou du moins faire tamponner les cartes postales. Surprise au moment où j’arrive a la poste, tout le personnel et le mobilier ont été déménagés. On m’explique que je ne peux pas acheter mes timbres. Décidément ces cartes postales ne devaient pas être envoyées. .. Le 23 avril est une fête nationale et la fête des enfants instituée par Mustafa Kamal Ataturk en commémoration de la fondation du Parlement turc. Ce jour là les enfants ont le pouvoir et la journée leur est consacrée.  Sur la place de Selçuk nous assistons aux festivités, à un rassemblement important devant une scène dans une ambiance festive et bon enfant.  La fête du 23 avril Selçuk Tout autour des stands comme une kermesse avec des jeux et activités pour les enfants. Nous retrouvons le responsable de notre hôtel avec femme et enfants. La veille leur fille a défilé déguisée en japonaise. Ils m’ont fièrement montré les photos ce matin. Aujourd’hui c’est le tour des danses folkloriques en costumes traditionnels réalisées par les enfants de Selçuk, garçons et filles de font face en rang et danses en musique sans croiser leur regard.  La scène Auparavant avaient lieu les discours des autorités municipales. À chaque fois des femmes. Le nom d’Ataturk revient très souvent. On sent qu’il a une place à part et qu’il est aujourd’hui encore considéré comme le père de la nation. Partout dans les commerces et les bâtiments publics des drapeaux ou des images à son effigie . A l’instant où l’hymne national est joué tout le monde se tait immédiatement et se tient bien droit. Le brouhaha de la place municipale devant la scène avec tous ces enfants en train de jouer s’est arrêté net. Tous petits et grands écoutent en silence avant d’entonner le chant de l’hymne de la république de Turquie. Hymne Nous regardons un moment les danses folkloriques. Les filles ont des pièces dorées cousues autour de leur coiffe et de belle broderies colorées sur leur vêtements. Elles portent un pièces d’étoffe tissées devant leur jupe. Les garçons ont une chemise blanche une veste bleue brodée et un pantalon turc un peu bouffant.  Les turcs aiment vraiment les animaux. Ils aiment les chats depuis l’antiquité, on en voit partout, les chiens sont partout  chez eux, on leur met un tapis devant les boutiques pour qu’ils dorment, ils passent leur temps à somnoler sur les trottoirs et même au milieu de la route. Les voitures klaxonnent quand c’est vraiment infranchissable…

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