Sur la route en voiture
Mercredi 22 avril Hier soir nous avons loué une voiture, une Renault. Nous prenons la route en direction de Priene. À première vue, les routes sont plutôt bien entretenues. Suite aux fortes pluies du printemps une large partie de la route principale s’est effondrée. Nous sommes détournés vers une route secondaire sans doute l’ancienne route. Les remblais du terre-plein ont raviné faisant s’écrouler le bitume sur plusieurs dizaines de mètres… paysage d’un autre temps avec tout le long de la route des amas de roches roulés par les eaux. Le long de la route, des chiens errants. il est neuf heures du matin. Les écoles se sont remplies. Nous croisons un site imposant nommé Galata où des cars conduisent les touristes pour acheter des pierres et des bijoux, des usines textiles notamment une usine affichent une célèbre marque de textile internationale, des usines de tannerie pour le travail du cuir. Autour de nous, champs de figuiers, d’oliviers, les sols ont été hersés pour faciliter la pénétration de l’eau lors des rares pluies d’été. En cette saison tout est vert et dès qu’on sort des villes, les constructions devienne rares. Sur les sommets des éoliennes, comme les moulins à vent des temps modernes sans grain à moudre. Des genets sont en fleurs, accompagnés d’arbres de Judée dont la floraison est visiblement plus tardive ici que chez nous. Nous roulons tranquillement à 70 à l’heure, histoire d’apprivoiser la route pour cette première journée de conduite en Turquie. C’est une autre forme de liberté, la liberté de s’arrêter ou de démarrer où et quand on veut; mais une voiture c’est aussi une contrainte, on doit toujours revenir à son point de départ. Et elles ne passe pas partout. Disons qu’elle est parfois complémentaire quand les transport en commun sont absents. On ne peut tout faire à pieds. Villages, mosquées, un tracteur à l’arrêt sur le bord de la voie rapide. La route est large à deux voies et à double sens. Les véhicules successifs ont laissé des traces sur le goudron, comme des ornières, à croire que le revêtement n’est pas de bonne qualité… Un pauvre chien écrasé sur le bord de la route sans doute heurté de nuit. Nous sommes sortis de la plaine et entrons dans une région au relief de collines couvertes de pins. En dessous une rivière signalée par un alignement de peupliers annonciateurs de l’eau. Entre les bois des cultures d’oliviers en terrasse sur des zones qui ont été défrichés. Un peu plus loin une carrière et une cimenterie, il faut bien alimenter les chantiers de construction qui couvrent le pays d’immeubles. La route, le paysage sont assez austères par ici. On peut vite s’ennuyer. Les travaux fréquents : pelleteuses, bulldozers, rouleaux compresseurs réparent la partie de la route qui s’est effondrée. Ici le sol est fait de terre et de roche friable, qui s’éboulent facilement et conduisent l’administration à bâtir de grands murs de pierre contre les talus pour contenir le sol. La route par endroit semble…
