Avec Keiko Mataki à la Grande Librairie Internationale de Marseille

C’était le vendredi 19 décembre 2025 à 20h, il y a déjà un peu plus d’un mois à la Grande Librairie Internationale de Marseille Un magnifique lieu de rencontre et de partage animé par Anne Sophie, librairie plurilingue où les activités et les langues se croisent et nous donnent l’occasion de découvrir d’autres artistes. Après une présentation par la galeriste Ginette Turpeau-Parrès du parcours de Keiko Mataki, Keiko nous a présenté son nouveau travail : un livre d'artiste original intitulé !SSSSHUP!. Il rassemble des dessins très colorés accompagnés pour seul texte d’onomatopées japonaises. Keiko a également présenté plusieurs de ses gravures et sérigraphies, et lu en japonais le poème Charla de Sombra que j’ai écrit à partir de 10 de ses gravures. Nous avons ensuite partagé un moment plurilingue avec la lecture en plusieurs langues du poème Charla de Sombra : en français en espagnol avec la traduction d’Enzo Grimaldi lue par Ginette Turpeau-Parres et même provençal avec la traduction lue par Thierry Off Keiko a présenté une vidéo sur son libre !SSSSHUP!. https://www.youtube.com/watch?v=Akgt-FwG780 Ensuite Anne-Sophie et Keiko ont présenté plusieurs vidéos rétrospectives de son travail au Japon à grande échelle comme la décoration du pont Hokusen au Japon Pont Hokusen 北泉橋 https://www.youtube.com/watch?v=1PAD6vyBcLM&t=810s Ou la place Taio à Cuenca en Espagne https://www.youtube.com/watch?v=dbJvNJVPPpo&t=338s Dans cette époque de repli sur soir et de nationalisme cela fait le plus grand bien de partager d’autres langues, d’autres cultures cela rappelle la lecture en 2024 sur la place Taio... https://www.youtube.com/watch?v=V17SFBT5kcY Un grand merci à Anne Sophie pour son accueil toujours aussi chaleureux et merci à Sama pour l'organisation @sam.myoxymore

Continuer la lectureAvec Keiko Mataki à la Grande Librairie Internationale de Marseille

Chaque jour je lie, je relie

lecture du livre d'Isabelle Alentour aux Editions Les Lieux-Dits Je lis et relis ce livre, du début à la fin, de la fin au début. Il ne se livre pas immédiatement. Ecrit pendant la période du confinement, publié en 2025, c’est un des plus beaux textes d’Isabelle, d’une grande densité poétique, sans doute celui qui me touche le plus, qui me parle. La recherche des mots, les images, une part de mystère, une forme de réflexion sur ce qui nous entoure. « Allongée au ras des pâquerettes, trèfles mâchouillés jusqu’à l’acide, orteils malaxant un poème terreux. » « Le corps on y pense peu, il est comme l’air, comme la terre. On l’habite sans y réfléchir, on s’y confond, il n’est pas là. » « Apprendre de son corps l’élan qui délivre, on pourrait appeler ça danse. Danser c’est très près de la peau. » « Sur la vitre des crachats de pluie en forme de fatalité. Est-ce les mots qui entrent dans la vie, ou la vie qui entrent dans les mots ? » « Appliquées à raccommoder la langue-mère, vous avez dès l’enfance appris à broder, imiter, satisfaire, sublimer. » Isabelle raconte entre les lignes sa pratique de thérapeute « Je me réveille et je m’habitue, je n’aime pas m’habituer mais je m’habitue, vous me devenez familières, c’est évident, une à une très familières, tellement familières que soudain je ne me reconnais pas, ne me suis jamais aussi peu reconnue. Le printemps est là/ Remettre le disque à l’endroit. » « Le seuil de la cabane franchi vous n’osez pas m’approcher de trop près. La confiance ne s’accorde pas en un claquement de doigts, et la scansion bondit plus promptement que vos sourires qui essaient de m’apprivoiser. » « Mon écoute vous suivra bien longtemps après que vous ayez quitté la cabane. »

Continuer la lectureChaque jour je lie, je relie