Lundi 2 novembre.

Journée de repos décidée sur le tard. Il pleut ce matin. 

J’ai passé la matinée à mettre de l’ordre dans mes photos et mes notes de voyage. Je comptais mettre mon blog à jour, je n’ai terminé que deux journées. J’ai encore 10 jours de retard. Écrire prend toujours du temps et cela prendra le temps que ça prendra. Au risque comme souvent de ne pas voir le jour. 

 j’ai mangé d’excellents ramen dans un petit restaurant tenu depuis 70 ans par la même famille. Ambiance désuète. Prix imbattable maintenant pendant 30 ans à 500 yen et récemment passé à 600 yen soit à peine plus de 3 euros pour un déjeuner. Clientèle d’habitués du quartier; mais ça ne m’a pas rempli le ventre, après les marches des derniers jours. Je suis passé dans un convenience store me charger en sucrerie. En manque…

Bien raisonnable ? Je dors à moitié debout. Est ce l’arrêt brutal de la marche à pied ? Je décide de bouger un peu et marche en direction du temple 70 que j’ai déjà visité il y a deux ans lors de mon précédent Henro, histoire de faire à pied le chemin entre le 69 et le 70. Demain je partirai en train directement jusqu’au temple 79 où je m’étais arrêté il y a deux ans pour rentrer en France. Cela me fait économiser quatre heures de marche. 

À demi assoupi, je me laisse bercer par le son d’enregistrements en  japonais tout en suivant le sentier au bord de la rivière. Je croise quelques passants, une famille promène ses shiba inus 

Temple 70 Motoyamaji 

Cela fait quoi de revenir sur ses propres pas ? Pour la première fois j’entre de nouveau dans le même temple du pèlerinage de Shikoku. C’est ici que j’avais repris mon itinéraire en 2024 après avoir pris le train à Kochi. Il me semble reconnaître la porte et la grande pagode. J’avais filmé un groupe de pèlerins très disciplinés qui récitaient le soutra du cœur avec beaucoup d’enthousiasme et de ferveur. Je dois avoir gardé la vidéo quelque part.

J’avais été impressionné par la faveur qui règne dans ce temple et par la haute pagode de bois de cinq étages. Je le ressens toujours aujourd’hui. Sensation intacte.