Lundi 20 avril
Départ en train d’Izmir à Selçuk ( Ephese)

La gare est proche, nous y allons à pied. Nous achetons les billets directement au guichet. Il reste des places. Le trajet est rapide. À 13h nous sommes à Selçuk. Trouvons un hôtel et posons nos sacs.

Nous visitons le site d’Ephèse et le théâtre qui est en cours de rénovation. 3 immenses grues s’animent. On déplace des blocs de pierre pour reconstituer des gradins.

Dès l’entrée un bâtiment propose, comme à Istanbul, une reconstitution digitale avec présentation d’Ephèse et de l’Artemis d’Ephese. Le public se masse devant l’entrée. Nous étions seuls au départ et nous retrouvons au milieu de groupes de croisiéristes. Spectacle en son et image sur projeté sur les quatre murs de la salle. C’est à la fois beau et décevant. Très hollywoodien. Beau parce qu’on peut se projeter et imaginer la ville telle qu’elle a été. Décevant parce que le public a besoin de bruit et d’images, un vrai péplum sans vraiment de détails historiques mais cela marque les esprits. Le site est hors de prix plus de 50€ par personnes. Le tourisme nouvelle vache à lait.
La suite est plus classique mais exceptionnelle : la grande bibliothèque d’Ephèse, les maisons en terrasse et l’enchaînement des différents temples et bassins. Le temple d’Hadrien très bien conservé. Il ne reste presque rien du temple de l’empereur romain Domitien assassiné en 96 et frappé par le sénat de damnatio memoriae. Son temple a été alloué à Vespasien et toute trace de son règne effacée . Premier temple impérial construit à Ephese il donna un grand prestige à la cité.

Le site est remarquable les groupes de croisiéristes défilent bruyamment. Difficile d’apprécier le lieu.


Des maisons richement décorées ont été très bien conservées ce qui donne parfois à Ephèse le surnom de seconde Pompéi

Nous rentrons à pied à travers champs. Un peu de marche fera du bien après toute cette agitation. Plutôt que prendre le Dolmus. Quatre à Cinq kilomètres. Le chemin est fermé par une clôture. Nous contournons et nous perdons dans une ferme où les chiens se font menaçants. Un paysan nous indique le chemin pour rejoindre la ville. Un chien famélique mais sympathique nous a suivi depuis le site d’Ephèse jusqu’au centre ville. Compagnon de fortune dans notre long retour à pied. Nous n’avons rien à lui donner à manger. Arrivé en ville, méfiant, il fait demi tour… il fait de la peine ce pauvre chien le ventre creux.

Le soir, nous ne parvenons pas nous à décider au sujet de la prochaine destination, comme dans une impasse. les bus ne permettent pas de visiter facilement les prochaines étapes que nous souhaitons voir. Je n’arrive toujours pas à retirer de l’argent au distributeur avec ma carte, non pas que ça m’inquiète, mais c’est un peu gênant pour les dépenses quotidiennes. Nous verrons demain ce que nous ferons. Peut-être louerons-nous une voiture pour une journée

