19 avril
J’ai eu beau retarder l’échéance, on a fini par arriver à Ismir. C’est notre jour de chance. Le premier dolmus que nous croisons à la gare de Phocée nous conduit directement à Izmir pour 250 livres.


dans la gare d’Izmir nous sommes sans repère tant elle est immense et sans accueil. Nous cherchons le quartier de Konak. Peu d’indications pour s’orienter, un marchand de thé, nous oriente vers le bus 302 pour Konak. une heure de trajet jusqu’à Konak.
Dans le bus nous réservons un hôtel et nous nous posons un moment.
Devant le poste de police deux agents contrôlent nos passeports. C’est la première qu’on nous contrôle dans la rue après deux contrôles dans des bus. Quand nous interrogeons les agents sur la raison de ces contrôles ( le le demain de nouveau contrôle au même endroit) je policier nous explique que Konak est concentre de nombreux clandestins, candidats à l’exil qui risquent leur vie en Méditerranée et qu’ils essayent de les en dissuader.
Nous partons au hasard dans Konak et ses commerces

Et là, inutile de chercher l’ennui, tout est occupation pour le regard. l’énumération ne sera pas exhaustive, marchands de rubans, grossiste en pierres et perles, magasin de sacs proposant des copies de marques françaises et italiennes, marchands de jouets, fabricants de vêtements pour les mariages couverts de pierres, de perles pour les mariés les proches et pour les enfants. Des costumes incroyables dignes des contes des mille et une nuits.

Les allées du caravansérail sont aujourd’hui occupées de restaurants et de cafés animés à tout heure de la journée, d’autant tant que nous sommes dimanche aujourd’hui, jour de repos. Les habitants sont de sortie en famille, en couple, entre amis.
Nous ne sommes presque jamais sollicités par les marchands ou les restaurateurs à différence d’Istanbul, où la concurrence est rude.
je n’avais pas aimé le bazar d’Istanbul, il n’y avait que des boutiques rutilantes destinées uniquement aux touristes.
Nous déambulons avec un certains plaisir dans les ruelles et les magasins ouvrons grands les yeux devant chaque chose.
Après le tourbillon bon enfant du marché et du caravansérail, nous visitons deux mosquées du quartier

puis nous nous dirigeons vers une colline voisine dans un quartier d’habitation pour voir la vue sur la ville. mais c’est surtout la pauvreté des habitations qui nous frappe et dans quelles conditions les habitants d’Izmir vivent en 2026 c’est tout simplement choquant. Les belles maisons sont rares Quelques-unes restaurées. ce qu’on voit surtout ce sont des ruines des maisons qui s’effondrent et de la misère.


Dans les ruelles sinueuses des familles rentrent du marché les mains chargées de sac de courses. Les rues sont toutes touchée par le délabrement : maisons en ruines ou écroulées
Nous parvenons à voir la ville de loin depuis une brèche dans le paysage urbain

Le quartier n’a rien d’un quartier résidentiel d’une grande ville. Tout semble misérable, la forte inflation (prêt de 40% en 2025)réduit le pouvoir d’achat des habitants. Ce que nous confirment plusieurs personnes que nous avons rencontrées depuis une semaine au hasard de nos déplacements.
« Je ne sais pas quel est le destin des enfants turcs » se demande Florence
Un père joue au foot avec ses deux enfants dans la rue. C’est dimanche, moment en famille. Une petite fille déchire des morceaux de papier devant son tricycle à côté d’une maison en ruine
les ruines on les laisse là telles quel s’amonceler. De belles maisons se dégradent lentement

Nous rejoignons ensuite le bord de mer où de nombreuses familles profitent du dimanche dans les parcs, les parents s’occupent beaucoup de leurs enfants, notamment les jeunes pères.

Puis nous prenons le tram pour aller jusqu’au quartier d’Alsançak. Nous rencontrons un habitant d’Izmir qui parle parfaitement anglais, ancien militaire et qui est maintenant guide pour des tours organisés. Sa grand mère turque de Thessalonique a vécu les déplacements de population dans l’autre sens et a souffert du déracinement. On évoque la situation économique actuelle. selon lui les turcs peuvent plus difficilement accéder à la propriété aujourd’hui qu’il y a cinq ans avec le niveau d’inflation. Il à longtemps travaillé dans l’immobilier.
Nous discutons un long moment avec lui. Il nous fait découvrir les quartiers ou la jeunesse aisée d’Izmir sort le soir. Contraste net avec le quartier où nous étions dans l’après midi
